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Le programme politique
du Mouvement de la majorité silencieuse (MMS)


Résumé en une phrase :
cool


C'est le système financier primitif et malhonnête que l'on doit corriger immédiatement et adapter à la technologie, afin de libérer les énergies sociales et individuelles.

eek

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coeur_tournant_sans_fond.gifMadagascar - Rapport d' une petite communauté créditiste au Madagascar!

Comment remplir les bourses familiales ?

 

 

Madagascar est l'un des pays les plus pauvres du monde, alors que les ressources sont gigantesques...

Il leur manque l'argent pour lancer des projets...et nourrir leurs familles.

Ils doivent souvent enterrer la cuillère car il ne leur reste plus rien à manger...

Lors de la grande crise des années 30, on a aussi fait croire qu'il n'y avait pas assez d'argent, mais on en a trouvé assez pour faire une gigantesque guerre mondiale.

De même pour les guerres actuelles, on trouve ce qu'il faut pour la mort, mais pas pour les familles ?

 

 

 

Rapport d' une petite communauté créditiste.

 

Au lancement, le crédit social a fourni 100 $­­­­­­­­­­­­ CDN de poules en 2004, plus les carnets comptables, le grand livre comptable, les crayons et deux envoyés sur place pendant un jour, avec la formation d`un responsable local pendant quelques heures et trois visites d`une spécialiste formée au Canada. 4 zébus (1000 $­­­­­­­­­­­­) ont été donnés en 2006. Les bulbes de safran se sont perdus dans la poste.

 

La communauté se compose de 66 personnes en situation quasi autarcique, sans électricité ni téléphone et 100 % écologiste. Il y a 0 pollutions.

 

Elle a plus que doublé sa production de riz et de légumes.

 

Elle a essuyé plusieurs ouragans, mais a pu construire ou reconstruire avec les moyens locaux l`église, le presbytère et améliorer toutes leurs maisons de briques en terre cuite.

 

Ils ont construits en plus des étables et des abris pour 7 zébus ( de 4 à 7), pour 1454 poules, une école et ont commencé un centre multifonction. 148 poulets ont été mangés et 346 vendus.

 

 

Ils ont aussi fait un système d`alimentation et d` irrigation en eau, avec 5 barrages permanents et plusieurs barrages provisoires à améliorer.

 

Les routes sont toutes refaites grâce aux efforts communaux.

 

La valeur totale des plus-values est supérieure à 5 millions de monnaie locale.

 

Les besoins d `argent officiel sont couverts par la vente des oeufs et de poules.

 

Personnes :

 

Ils ont engagés trois instituteurs, un quatrième arrive.

Une personne est devenue le médecin de la région

 

Le comité se réunit au moins une fois par semaine. Les familles prient trois fois par jour, Laudes, complies et vêpres. Ils font des récollections et des retraites.

Les comptes sont vérifiés par les auditeurs, puis par Dina. Plus de 4 roses. Leur devise est prier, travailler, manger.

 

Projets :

Grenier communautaire de semences.

Un système d`alertes grâce à un troupeau d'oies pour chasser les voleurs.

Essayer le safran

Plantes médicinales

Continuer le reboisement (eucalyptus).

Impression de billets de monnaie locaux pour ouvrir les échanges aux voisins en pourcentage négocié librement de la monnaie gouvernementale, coupons Mana avec système www.wir.ch

Organiser des visites, venez et voyez. Nous remercions tous ceux qui l`ont rendu possible.

 

Rev. Père Alain Thiery Raharison, Cathédrale de Antananarivo, septembre 2007

 
PS: Le secret, c'est la création monétaire locale, comme en Suisse
 

Comment nous avons commencé en 2004 ?

Magasins pleins, porte-monnaie vides au Madagascar!
De bonnes gens exploités par le système bancaire
par Marcel Lefebvre

Nous avons offert à S. E. Mgr Raymond, Président de la Commission épiscopale Justice et Paix du Madagascar, d’aller le rencontrer et de parler avec lui des moyens à prendre pour vaincre réellement la pauvreté au Madagascar. Nous avons été reçus comme des rois. Il faut dire que j’étais accompagné de l’honorable François de Siebenthal, Consul général des Philippines et économiste par surcroît. C’est Monseigneur Raymond lui-même qui s’est dérangé à une heure tardive, pour venir nous accueillir à l’avion, moi, à 9.30 hres le soir; et M. de Siebenthal à 4.20 hres le matin. Il demeure à plus de cent kilomètres de l’aéroport. Nous étions émus d’être reçus ainsi par lui-même.

Monseigneur nous a amenés pour l’hébergement et les repas à la Conférence Episcopale du Madagascar, dans la capitale, Antananarivo, le centre de l’Eglise de Madagascar où il passe beaucoup de gens en poste dans l’Eglise: des évêques, des prêtres, des religieux et religieuses, des laïcs engagés. Souvent les responsables de la maison nous présentaient les nouveaux arrivés pour que nous leur présentions notre solution au problème de la pauvreté.

Dans les premières journées de notre arrivée, nous avons rencontré le bon Père Venance. Il était bien surpris de voir des représentants de Vers Demain au Madagascar. Il connaissait très bien notre journal, il le lit depuis longtemps à l’évêché. Il lit en particulier, avec beaucoup d’intérêt, les articles sur le Crédit Social. Il a été tout de suite conquis par les propositions que nous lui soumettions et il nous a épaulés grandement en organisant des conférences et en nous aidant à convaincre d’autres personnages un peu moins convaincus que lui.

Merveilleuses rencontres

Notre première rencontre a eu lieu avec les membres de la «Commission Episcopale Justice et Paix» du Madagascar, en présence de S. E. Monseigneur Raymond, le distingué Président. Nous avons fait de nombreuses rencontres à la Conférence Episcopale, le centre de l’Eglise du Madagascar, où nous étions reçus. Cela nous a permis de causer avec des évêques, des prêtres, des laîcs engagés qui ont reçu notre message avec beaucoup d’enthousiasme. Ils ont vu et compris la cause de la misère dans le monde.

Le Révérend Père Venance nous a organisé une très belle rencontre, avec les responsables de chaque diocèse de «Caritas» sous la haute présidence de Mgr Raymond de la «Commission Episcopale Justice et Paix». Nous avons reçu plusieurs invitations pour aller dans différents diocèses porter notre message mais le temps ne nous a pas permis de répondre à toutes ces bonnes invitations.

Le bon Père Venance nous a aussi organisé une conférence avec des économistes et des professeurs d’université engagés dans l’Eglise. Ils ont été ravis.

Suite à cette rencontre avec des économistes et professeurs, nous avons été invités à donner une conférence à l’université catholique devant 135 étudiants de la 4e année en économie. Monseigneur Raymond a fait une très belle présentation. Le directeur avait annoncé que les cours étaient suspendus exceptionnellement pour l’avant-midi, afin de pouvoir entendre les deux visiteurs, l’un du Canada et l’autre de la Suisse. L’enthousiasme était général chez les jeunes, ils venaient de découvrir une lumière qui changeait leur vision de l’économie, en découvrant la cause de la pauvreté extrême de leur pays, non pas en richesses réelles, mais en argent. Le recteur de l’université était heureux de voir l’enthousiasme des jeunes et il nous a remerciés de notre passage et il nous a encouragés à continuer notre bon travail.



Nous avons eu une belle rencontre, le samedi soir, avec plusieurs prêtres et laïcs du diocèse de Monseigneur Raymond. A cette conférence, le vicaire général, responsable de tous les prêtres du diocèse et des laïcs engagés, et d’autres, nous ont donné leurs impressions: formidables, extraordinaires ! Ils étaient conquis. Une jeune demoiselle, Dina, qui venait de recevoir sa maîtrise en économie, que Monseigneur avait particulièrement invitée, a déclaré qu’elle en avait appris plus dans 3 heures, que dans 3 ans, à l’université.

http://pavie.ch/articles.php?lng=fr&pg=313

Le lendemain, on fêtait le sixième anniversaire d’’épiscopat de Mgr Raymond. Messe solennelle qui a duré 4 heures, agrémentée de beaux chants. Les gens participent étroitement aux célébrations et ils ne sont pas pressés de partir. Monsieur le Vicaire général nous a présentés avec beaucoup d’emphase, Monseigneur a amplifié les présentations. Après la Messe ces bonnes gens nous ont envahis pour se procurer des circulaires: des prêtres, des pères, des religieuses, des laïcs. Le soir en entrant au centre de l’épiscopat, une religieuse nous a téléphoné pour nous inviter à donner notre conférence devant les religieuses de sa communauté, les Soeurs de la Charité de Saint-Louis.



Après la Messe nous avons été invités à participer au banquet donné en l’honneur de Mgr Raymond. On nous a fait le plaisir de nous placer de chaque côté de Monseigneur. Monsieur le Vicaire Général s’est coiffé de mon béret blanc, il a parlé de nous en malgache et il nous a donné ensuite la parole. C’est lui qui nous traduisait en malgache. Ma conférence a duré une demie heure. Et monsieur de Siebenthal en a fait autant. Il y a eu de nombreux et excellents commentaires après notre intervention.

Dans la brousse



Puis nous sommes allés dans la brousse, conduits par le secrétaire, dans la voiture «4 par 4» de monsieur le curé. Nous étions invités par le Secrétaire Général de la Commission Justice et Paix, M. Jean-Marie, un père de famille de 8 enfants, engagé dans l’Eglise. Il nous a réuni tout le monde.

Nous avons commencé par dire le chapelet et, ensuite, nous leur avons donné notre exposé sur la cause de leur misère et sur la possibilité de s’en sortir, en fondant un système «d’argent parallèle» comme en Suisse www.wir.ch  ou de «Crédits Sociaux» comme en Argentine, etc.

 Nous leur avons parlé de la possibilité pour eux de créer leurs propres chiffres (argent) pour développer leur secteur, sans attendre le Fonds Monétaire International, la Banque mondiale et tous les prêteurs qui les exploitent. Nous avons fondé ensemble la première petite banque du Crédit Social, comme les insulaires de «l’Ile des Naufragés». Ils ont apporté tout ce qu’ils avaient pour former le fonds ( même leurs zébus...). C’était vraiment impressionnant de voir cela. Du bon monde. Monseigneur Raymond nous a dit que dans un an, il y aura 500 petites banques comme celle-là sur l’Ile.

Comment ouvrir une banque locale.

Statuts légaux http://pavie.ch/articles.php?lng=fr&pg=711



Là où nous avons fondé la première banque, nous avons donné un chapelet à chaque famille qui s’inscrivait, et les gens se sont engagés à dire le chapelet en famille tous les jours pour la réussite de cet important projet. Et avant de fonder la banque, le prêtre a entendu les confessions. Puis il n’y aura pas d’intérêt à payer à cette banque. Il y aura plutôt des dividendes qui vont venir dans peu de temps. Ils vont développer leur région d’une manière impressionnante.

Il faudrait s’informer s’il y a ailleurs dans le monde, des banques où les participants s’engagent à dire le chapelet tous les jours en famille. Je crois que c’est la banque dont les bases seront les plus solides pour le développement du pays Madagascar.



Une grande Croisade du Rosaire

Nous recommandons à vos bonnes prières, le Madagascar et tous les Malgaches, afin qu’ils reçoivent encore davantage la lumière du Crédit Social, et qu’ils puissent la faire rayonner dans leur beau et grand pays qui va être transformé dans peu de temps. Avec l’aide du Ciel et la belle lumière du Crédit Social, ce sera la libération de ces peuples-là. Et il est possible que la flamme s’étende dans les autres pays, car il va y avoir des délégués qui vont aller à la grande réunion de Justice et Paix en Afrique. Ils ne resteront pas seuls. Nous considérons comme l’une de nos priorités de libérer les pays d’Afrique de la dictature bancaire. Pour cela, nous vous demandons tous, chers amis de Vers Demain, de dire le Rosaire pour la réussite de cette si importante entreprise. Devant l’ampleur de la tâche, nous nous sentons impuissants, mais par la force des Rosaires de Notre-Dame, la victoire est assurée.

La vérité unit

Les groupes «Caritas» et «Justice et Paix» oeuvrent chacun de son côté. Nous leur avons dit qu’il ne faut pas se diviser: «diviser pour régner», c’est la devise de l’adversaire. Nous avons rencontré Monseigneur Raymond et le Père Venance. Tous les deux étaient ravis. Le Père Venance, lui, avait réussi à réunir des économistes, il nous a dit: «Moi, je suis convaincu que ce que vous nous avez dit est vrai.» Pour sa part, Mgr Raymond était lui aussi convaincu. Les deux groupes travailleront désormais ensemble pour «mettre fin au scandale de la pauvreté.»

Le bon Père Venance a dit: «Il va y avoir une conférence dans un pays d’Afrique au mois de juillet, on nous propose d’envoyer deux délégués de Madagascar. Si Monseigneur Raymond désire envoyer un représentant, Caritas pourra en envoyer un aussi.» Cela a été accepté.

J’ai demandé à Monseigneur, si c’était possible de publier un autre document de la Commission Episcopale Justice et Paix, sur la Justice Sociale. Nous pourrions en imprimer une certaine quantité et l’envoyer avec nos circulaires de «L’Ile des Naufragés» et «Il est urgent de mettre fin au scandale de la pauvreté», dans le conteneur que nous nous proposons de leur envoyer. Eux, ils en impriment que quelques-uns et c’est très coûteux. Monseigneur a accepté l’offre. La Commission Episcopale Justice et Paix a du poids.

Notre petite demoiselle Dina (son nom est comme celui de notre bienheureuse Dina Bélanger, de Québec), est économiste et Monseigneur veut nous l’envoyer en stage à l’Institut Louis Even, pour revenir ensuite au Madagarcar y implanter le Crédit Social. Nous avons rencontré aussi un jeune professeur d’anglais à l’université, très intéressé et monseigneur veut nous l’envoyer aussi. Ces jeunes-là sont des trésors et il faut prier pour qu’ils continuent, afin qu’ils puissent libérer leur pays de cette fameuse dictature bancaire.

Les pauvres sont exploités

Nous n’avons pas manqué de dénoncer le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale et les banques à charte. Nous avons appris pendant nos conférences que les Caisses Populaires Desjardins étaient établies au Madagascar sous le nom de «Mutuelles». Et on nous a dit que la Mutuelle prête à 3% d’intérêt par mois. 36 % d’intérêt par année. C’est une vraie honte qu’on aille exploiter les pauvres du Madagascar à ce point.

Il y a pire encore, dans l’arrière pays, il paraît que c’est du 1000 % que les pauvres ont à payer. Les pauvres peuvent bien rester pauvres.

On cultive beaucoup le riz là-bas. Pour cultiver du riz, il faut du riz. Quand les paysans n’ont pas de riz, il faut qu’ils empruntent du riz de semence des gros commerçants. Ils empruntent trois poches de riz et ils doivent en remettre neuf ( et ceci pour chacune des trois ou quatre récoltes par année, 9 sacs/3 sacs chaque 3mois). Cela fait environ du 1200 %  par an. Ils restent pauvres. Ils ne s’en sortent pas.

Des gens cultivés

Ce qui m’a beaucoup surpris, ce sont des gens instruits, des gens d’une certaine culture, qui acceptent d’emblée la lumière du Crédit Social. Il y en a qui m’ont dit: «Cela ne restera pas là. Il va y avoir de quoi qui va se faire après votre départ.»


Pour aider à maintenir le feu là-bas, il faut se hâter à leur envoyer nos circulaires. Nous leur enverrons un grand conteneur chargé de 700,000 circulaires traduites en malgache. Je me suis trouvé un bon camionneur pour transporter toutes ces circulaires du port à la capitale Antananarivo, au Centre de la Conférence épiscopale du Madagascar. Il n’y a pas de meilleur endroit dans l’île. Il y a un frère qui s’occupe des commissions pour envoyer des effets dans différentes paroisses et même dans la brousse. Quand il arrive un frère, un religieux, une religieuse avec un jeep, le frère le remplit de marchandises de toutes sortes. Il pourra y ajouter nos circulaires. Ainsi nos circulaires s’achemineront à travers tout le pays.



Monsieur de Siebenthal aimait leur faire connaître l’Encyclique Vix Pervenit, qui dénonce les mauvais contrats. Et d’après cette encyclique papale, les intérêts sont des mauvais contrats. Après avoir lu notre littérature, les gens comprenaient que les intérêts sur des emprunts sont injustes.

 

 

http://pavie.ch/articles.php?lng=fr&pg=337

Le 21 mai dernier avait lieu à Rome une rencontre organisé par le Conseil Pontifical Justice et Paix, et le Cardinal africain S. Eminence Mgr Agré y a dénoncé le système bancaire comme étant un «barrage infranchissable» pour le développement. Le lendemain matin, nous avons fait voir ce message à un Père breton. Cela l’a enflammé, il nous a dit: «Donnez cela au frère Vincent, il est le directeur de la revue «la Croix» il faut qu’il publie cette déclaration.» www.michaeljournal.org/agre.htm

Le bon Père Venance n’entrait pas dans les discussions. Il observait, quand il voyait que quelqu’un n’avait pas compris, par en arrière, il allait le voir et lui disait: «Moi, j’ai réuni des économistes, ils ont entendu les conférences, et ils disent que cela a bien du bon sens. Cette manière convainc plus de monde que des coups de poing, et nous aurons plus de chance d’établir la paix et la justice.

Dans Vers Demain de mars-avril, il y avait la caricature du boeuf attelé sur un chariot marchant à son rythme et qui bloquait toutes les voitures modernes qui circulent à du 100, 120 km à l’heure. J’aimais faire circuler cette caricature parmi l’assistance. Le boeuf ressemble à leurs zébus. Ils comprenaient très bien le message que nous avions à leur passer: «Le système arriéré de la finance paralyse tout le progrès.» Sans tuer le boeuf, on s’organise pour libérer la route en le mettant à côté du chemin, afin de permettre aux voitures modernes de passer.



Les gens ont été ravis que nous leur proposions la formule du Rosaire comme base de leur entreprise. Monseigneur nous a dit: «Nous sommes heureux de vous avoir accueillis, vous avez donné un exemple par votre tenue, par votre dévotion à la Vierge.» Nous allions à la Messe tous les matins à 6 heures, nous récitions le chapelet en allant en voiture. Monseigneur est vraiment ravi et tous ceux que nous avons rencontrés ont été enchantés de notre visite. Nous avons distribué 500 pancartes «Il est urgent de mettre fin au scandale de la pauvreté», et «Récitons le Rosaire».

M. de Siebenthal leur expliquait qu’un prêt à intérêt pendant 50 ans, nous oblige à remettre 117 fois le capital emprunté. Tout le monde était abasourdi d’entendre cela.

Pilgrims in Ghana

Toute l'Afrique et le monde entier nous attend...Les drapeaux des pélerins flottent au vent de l'Afrique...

Si on fait le jeu du banquier à 10 %....Les cartes de crédit visa sont à 18 %...



Marcel Lefebvre

Cet article a paru dans le numéro d'août-septembre 2004 de Vers Demain.



Pour un système bancaire communal de création monétaire locale

Cercles Coopératifs de Crédit, 3C.


Comment fonder sa banque locale sans usure grâce au progrès technique en favorisant la distribution de l'abondance ?

Comment lutter contre les usuriers qui pratiquent des taux supérieurs à 1'000 % (sic, mille) par année dans les pays pauvres et qui exploitent aussi les pays « riches » ?

Plus d'informations sur www.union-ch.com . La richesse suisse vient de son système unique de banques coopératives paysannes et de sa création monétaire alternative et privée Wir (Nous en allemand) qui résistent aux abus libéraux ( www.wir.ch  ).

Il est très important de donner un autre nom à la nouvelle monnaie locale, comme wir par rapport au franc suisse, avec la même valeur pour l'instant, 1 wir = 1 franc suisse, 1 alpha = 1 dollar, une unité, unity, hour, crystal, mana etc...

Vous êtes libres de ne pas suivre ces conseils et de rester pauvres. La Suisse est le pays le plus pauvre en ressources naturelles et pourtant riche grâce à son organisation, pourquoi ne pas s'en inspirer ?

De plus, si vous ne le faites pas, les grandes banques et leurs usuriers le feront de toute façon pour leur propre intérêt et contre le vôtre, au prix de vies humaines, de dépressions, suicides, maladies...

Le principal avantage du système créditiste est en plus de reprendre immédiatement le contrôle de la création monétaire par l'utilisation des cartes personnelles 3C débit/crédit, sans les coûts usuraires qui écrasent les pauvres car chacun est encouragé à participer par le dividende mensuel donné à chaque personne dès la conception et à l'escompte compensé qui fait baisser les prix et qui favorise la distribution de l'abondance. De tels cercles ont déjà été fondés avec succès en Suisse, aux Philippines, en Pologne et en voie d'étude en Equateur, au Mexique, au Bénin… La carte est l'outil qui facilite les échanges. Chaque transaction est documentée et fiabilisée par les numéros et signatures croisées des membres du cercle créditiste qui est propriétaire de la coopérative de crédit.
Le système créditiste d'un pays ne peut être transmis tel quel dans d'autres pays. Il doit s'adapter aux conditions sociales, économiques, historiques et ethniques respectives de chaque pays. Le major C.H. Douglas a toujours considéré que ses principes n'étaient pas rigides. Bien au contraire, ce sont des repères sur lesquels les associations peuvent axer leur travail selon la situation économique, juridique et sociale actuelle. Ces principes sont très faciles à façonner et à mettre en pratique, grâce au progrès technique qui facilite l'abondance.
Les associations locales n'exercent des fonctions sociales qu'indirectement. Elles renforcent la position des sociétaires en procédant à une ample répartition de la propriété. Elles enracinent les principes démocratiques, renforcent les actions des citoyens qui se sentent pleinement responsables, approuvent le libre jeu de la concurrence, elles placent chaque individu et ses performances au centre de leur travail. Les associations exigent la solidarité mais elles refusent le collectivisme.
Elles ne poursuivent pas des objectifs d'intérêt général et n'ont pas de mission publique mais se consacrent uniquement à la promotion de la situation économique et des activités de leurs sociétaires. Elles sont indépendantes de toute religion et de tout parti politique en s'inspirant toutefois de la doctrine sociale de l'Eglise.
Elles demandent à leurs membres de ne pas critiquer de manière virulente les valeurs chrétiennes.
Le principe du rejet du prêt à intérêt est donc une caractéristique fondamentale du système bancaire créditiste mais il diffère du système bancaire actuel à d'autres titres et notamment par le rapport particulier que joue la banque créditiste dans ce système. En effet la banque créditiste n'est pas un simple pourvoyeur de fond intéressé uniquement aux garanties offertes par les emprunteurs, encore moins un simple coffre de dépôt de valeurs, mais un véritable partenaire de l'entrepreneur emprunteur. La banque créditiste offre à ce titre des nombreux services de gestion à ses clients, afin de les soutenir dans leur entreprise et assurer ainsi une activité économique saine et profitable aux deux partenaires.


Plus d'informations sur www.union-ch.com
Veuillez s.v.p. nous faire parvenir votre demande par courrier, e-mail info@familiaplus .com ou bien par fax et nous vous enverrons tous les documents nécessaires:

Que veut le Crédit Social?

Le Crédit Social veut que tous, que chacun des membres de la société tire des avantages de la vie en société.

Il réclame pour tous et chacun une part suffisante des biens abondants du pays pour assurer à tous et à chacun une honnête subsistance.

Puisque c’est le système monétaire qui fonctionne mal, le Crédit Social condamne la manière actuelle de faire la monnaie et exige une manière plus conforme au bien commun.

Aujourd’hui, la monnaie est faite par les banques, pour le profit des banques, et en endettant les gouvernements, les entreprises et les familles. Cette manière de faire et émettre la monnaie confère aux banques un pouvoir de contrôle sur toute la société.

En chargeant de l’intérêt sur le capital emprunté, les financiers gagnent sans travailler des sommes énormes. Par exemple, en chargeant un taux de 20 %, ce qui est fréquent, ils gagnent près de 38 fois la somme de base en 20 ans environ, sans aucun travail… ou 177 fois sur 50 ans à 10 %(Voir le graphique ci-dessous) :

 

Quel que soit le taux d'intérêt, le capital emprunté est multiplié par (1 +  i)n où i est le taux d'intérêt et n le nombre d’années. Sur une période de 50 ans à un taux de 10 %, la somme due est multipliée 117 fois.

Les symboles monétaires tirés du néant par le crédit facilité tuent des innocents. Nos pays vont disparaître démographiquement.

Le Crédit Social veut que la société elle-même émette la monnaie, toute la monnaie dont elle a besoin pour que la production se fasse et se vende.

Le Crédit Social soutient que toute monnaie nouvelle, correspondant à un développement dans la capacité de production du pays, appartient au public, non à un groupe de particuliers, et doit être remise au public, c’est-à-dire à tous les citoyens.

En affranchissant l’être humain de la soumission à la monnaie, le Crédit Social le libère, le fait entrer dans une ère de sécurité économique et de liberté personnelle.

En reconnaissant l’héritage social commun, le Crédit Social développe l’esprit de solidarité et de fraternité.

Le Crédit Social demande donc, dans le système monétaire:

  1. Que la monnaie soit faite par la communauté locale, en rapport avec les possibilités de la production locale, et les besoins de la consommation locale;
  2. Que toute monnaie destinée à financer la production soit mise en circulation:

a.Sans intérêt;

b.Par des crédits nouveaux se rapportant à la production nouvelle et non pas par des crédits provenant des épargnes;

  1. Que toute monnaie nouvelle destinée aux consommateurs soit distribuée:

a.Par un dividende social réparti également entre tous les hommes, femmes et enfants de la communauté, depuis la conception jusqu’à la mort naturelle. Ce dividende remplace progressivement les traitements et les salaires à mesure qu’augmente la capacité productive de la communauté;

b.Par un escompte accordé sur les achats au détail, calculé de façon à équilibrer le pouvoir d’achat avec les prix.Cet escompte, en faveur de l’acheteur, est compensé au marchand par une émission de crédit nouveau.

La monnaie nouvelle ainsi distribuée au public, sans hausse de taxes, augmenterales achats, activera le travail et fera disparaître le chômage forcé.

Le dividende à chaque citoyen rendra moins dure la condition des familles nombreuses, chaque membre de la famille faisant entrer un dividende dans la maison et en particulier, pour l’enfant à naître, aussitôt qu’il est conçu.

La possibilité d’écouler les produits par la présence suffisante de monnaie consolidera la propriété privée, permettra aux agriculteurs, aux industriels, aux entreprises de services et aux administrations de rencontrer leurs obligations et de développer leur production, pour le plus grand bien de tous les consommateurs du pays.

How to apply Social Credit locally

A simple system to exchange goods and services
How you can open a local debt-free bank
with the use of simple cards

by François de Siebenthal, Switzerland

The following is a lecture given by Mr. François de Siebenthal — an economist and Consul General of the Philippines in Switzerland — at our headquarters in Rougemont, Quebec, Canada, on March 2005. Mr. de Siebenthal demonstrated to those present how easy it is to open a local bank with just the use of simple cards. Mr. de Siebenthal has gone to several countries to explain this system to various interested audiences. In fact, Social Credit is no longer only a theory, but is put into practice in these countries, with local debt-free banks multiplying.

In an age where the use of the microchip is becoming a real threat, this is certainly a way in which one could exchange goods and services without having to bow down to the use of this microchip. Why not read and study what Mr. de Siebenthal has on this subject. It could prove to be very useful in the future!

A simple bank

I will now just to teach you how to open a local bank using Social Credit principles. It is very easy to do and everyone can do it.

Already in past history, small, local banks in Switzerland were established by farmers. The banker is a farmer, the bank is in a farm house, the customers are farmers, and the owners of the bank were and are farmers. These little banks, put together in Switzerland, make up the third largest Swiss bank actually in operation with the best ratio and the best management because the costs are very low. Since the banks are very small and in small houses, and because you do not need big armoured cars and security personal, these banks are very efficient. These little banks can also be found in Austria and some other countries.

The tragedy of debt money

You know that money is created in the form of debts with interest rates, and you know that the theory of Social Credit is true, and that interest kills. The statistics of the International Labor Organization in Geneva state that every day you have 5,000 people dying in work places. That makes more every day than the people who died in the Twin Towers. Every day! That means that because of capitalism and because of exaggeration in productivity, you have every day 5,000 people dying on the work place. And I do not count all the stress, all the psychological problems, suicides, alcoholism, drugs, children at home without the parents because the father and the mother are both working .

Now, with our system, you can imagine that a system without interest rates will save a lot of money. It will save at least three hours every day for each one of you, it will cut the prices by half, and it will give the houses 77% more space because the interest rates are taking a lot of productivity in the whole world.

So now I am teaching you how to found a bank. ...Where to start

How do we make such a bank in a country? What we did first was to listen to the people. What are their real needs? What are the real needs in Madagascar? What are the needs, the real needs, the basic needs just to survive, because in most of those countries the people do not have enough just to live. Then, after listening to them, we also learn the mentality of these people. We have to adapt to the culture and the local mentality.

Social Credit is the answer to the real needs, the basic needs of these poor countries. After having listened to the people, we tell them that we have something that can help them. It is not a magic wand that will give them paradise on earth, but it is a system that will guarantee each individual an access to the basic necessities of life and allow the poorest countries to make use of their resources to help their own population .

The main thing is to look for the Kingdom of Christ and His justice: "But seek first the Kingdom of God and His righteousness, and all these things will be given you besides." (Matthew 6:33.) This is really what we are doing here with this local exchange system; we are dealing with justice, the justice of God. Work for justice, and everything else will follow!

A Christian coin

At this point of my talk, I would like to show the 5-franc coin that is currently in circulation in Switzerland. (See picture above. ) On one side, one can see the Swiss cross, which represents the Kingdom of Christ, and on the other side, social justice is represented by William Tell, the Swiss national hero and liberator of the poor and of the oppressed. On the edge, one can read these Latin words: " Dominus providebit — God will provide", which specifically refers to the verse of the Gospel of Matthew mentioned above.

In all our meetings to organize local debt-free banks, we need to remind people that God does provide, that He is indeed very generous. In the Philippines, for example, they can raise three crops of corn. If you take one seed of corn, this seed will give you three stalks which will give you around 200 seeds. So if one gives you 200, then ten gives you 2,000; one hundred then gives you 20,000. Three crops per year (20,000 X 3) yields 60,000%. And the banker will probably give you 6%. This means that God is indeed generous.

There are fish in the sea you can fish. With the earth, you can till, and the earth is very generous. You know that the earth could feed many times the world's population. It is not a problem of food but a problem of distribution. Then it is important to remember how the earth is generous and that there is enough room for everybody on this earth.

In Switzerland, as I told you, this system of small banks is working. There is also another system in place: a parallel money called "wir", the German noun signifying "we" in English. This involves a notion of community. This money has bee in existence since the 1933, created during the crisis, and it is working very well. It is parallel money. Few know about this money. Switzerland, the poorest country in the world as far as natural resources are concerned, is one of the richest countries in the world because of its organization of small banks and this kind of parallel money.

Usury is condemned by the Church

You know too that the Church, the Catholic Church, has always condemned the charging of interest on the loan of money, calling it usury. As a matter of fact, the social doctrine of the Church, which supplies principles of justice to be applied in human activities, is probably, amongst all the teachings of the Church, the part that is the least known. And the least known part of this social doctrine, the best kept secret, is certainly the encyclical letter Vix Pervenit, issued in 1745 by Pope Benedict XIV, and addressed to the Bishops of Italy, about contracts, and in which usury, or money-lending at interest, is clearly condemned. In 1836, Pope Gregory XVI extended this encyclical to the whole Church. The text of this encyclical was destroyed in many countries of the world just to hide this most well-kept secret of the social doctrine of the Church. It states:

"The kind of sin called usury, which lies in the loan, consists in the fact that someone, using as an excuse the loan itself — which by nature requires one to give back only as much as one has received — demands to receive more than is due to him, and consequently maintains that, besides the capital, a profit is due to him, because of the loan itself. It is for this reason that any profit of this kind that exceeds the capital is illicit and usurious.

"And in order not to bring upon oneself this infamous note, it would be useless to say that this profit is not excessive but moderate; that it is not large, but small... For the object of the law of lending is necessarily the equality between what is lent and what is given back... Consequently, if someone receives more than he lent, he is bound in commutative justice to restitution..."

What you need to start a bank

The principle is the same as in the tale of "The Money Myth Exploded": an account is created for each member of the community, since the conception.

To establish a local debt-free bank is very easy. You just need small sheets of paper or small booklets, which we will call the accounts, and a general ledger. In fact, we will do exactly like the five people in the tale of Salvation Island (The Money Myth Exploded), who realized they can create their own money. (See n . 17. )

The following system will therefore allow any community or village to make financially possible what is physically possible in that community, that is to say, to create as much money as they need to exchange goods and services. Just like in the tale of "The Money Myth", you can first use a blackboard and a chalk to explain the system to the people gathered in front of you, who wish to be part of this local bank and exchange system.

Then you distribute to each member of the community a small card, which will be their bank account. (See Figure 1, a blank card.) You can use any bookkeeping card, small enough so it can be put in your pocket, in your purse. This will be the money and, at the same time, the way to create local money without interest. It is very important to state: without interest!

Figure 1 — Blank card

You distribute pens in the poor countries because, many times, they do not even have pens, and you write on the card the basic personal information: your name, your address, your card number (which is the same as your bank account number), your birth date and signature. The signature proves that you are the owner of this card; even if you lose it, nobody else can use it, for as you will see later, your signature is required on the cards — yours and that of the person with whom you are exchanging goods or services — every time you make a transaction.

If they are very poor and illiterate, you can use a piece of tissue with small threads (one for every person of the local community) across small squares drawned on the fabric, representing the names or the professions, threads with same length on each side of the tissue, under are the outs, above are the plusses of money, and they measure the money and keep a trace with a knot on each rope, one above for the seller, one under for the buyer. You can measure with a ruler or the thumb, and you define together the value of the space between the knots. The first plus is the dividend represented by a knot above and equal for each one, since conception.

To be even simplier, you can just put a thread across and in the middle of the debit/credit card for the illiterate, they will do knots according to the value negotiated of their needs ans as soon they have a friend litterate, he will report on the card. To know your credit, you just need to put both end of the thread together and you will see if the knots of the pluses are above or under the knots of tne minuses.

The first thing to do after these cards are distributed is to give numbers to the people. That means that everyone that is in the room should be allocated a number, one after the other. The first row can have the number 1, 2, 3, and so on. Everyone says the next number in sequence and everyone writes his number on his card. One person in charge of the ledger for the community writes all the names in the ledger with the corresponding account number. This will be your bank account number. It is like a football team — you give a number to everyone, and this number matches the name on the card.

Depending of the level of development in the community, you can add your phone number and e-mail address, if applicable. You can also mention your trade (present occupation) and other jobs you could do or services you could offer. This information can be used if one wants to create a catalogue of all the goods and services offered in the community. On the back of the card, there is the address and phone number of the local bank.

Now, in the other columns, you have the date, the reason of the transaction, a column to show the money you spend (money out of your account), the account number and signature of the person with whom you are transacting, and a column for the money coming in to you. You can see that this is very simple .

An illustration

Figure 2 — Tom Smith's card

Now to understand better how it works, we have an example you can look at. (Figure 2, Tom Smith's card.) The first amount written down on your card will be an effective implementation of Social Credit: a social dividend, given periodically (once a month) to every member of the community, representing their common heritage in the wealth of the community (progress, life in society, natural resources). This amount is to be determined by the community, and must cover the basic necessities of life. So, on the first line, you see a date, the reason (a dividend), nothing in the money-out column (you draw a line; it is money that you receive, not money that you spend), the number and signature of the person giving you that money (in this case, the signature of the local bank or its director, and for the sake of the example, the number "0" was allocated to the bank.) And on the last column, money in, $­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­100 is inscribed. The bank has given you a dividend of $­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­ ­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­100. This transaction has also been inscribed in the ledger of the bank .

Now on the second line, let us suppose that Tom Smith wants to buy from Paul Jones 50 kilos of apples, for a cost of $­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­50. So you have the date of the transaction, the reason (purchase of apples), the amount you spent ($­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­50), the number and signature of Paul Jones who sold you the apples (Paul Jones, for the sake of this example, was allocated account number 2.) Paul Jones signs his name on your card, and you sign your name on his card.

Figure 3 — Paul Jones' card

Every transaction always involves two cards, therefore two signatures. So, a purchase for you on your card, will be a sale for the other person involved in the transaction on the other card. If you look at Paul Jones' card (Figure 3), the reason of the transaction will be "sale of 50 kilos of apples"), and the $­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­ ­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­50 will be written in the column of the money-in, not the money-out. And Tom Smith's signature will appear at the end of the line.

Now, let us suppose Paul Jones has a chair that needs to be fixed. He knows that Tom Smith is a carpenter. He goes to see him, and Tom Smith agrees to do the job for $­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­10. So you will have on both cards the reason of the transaction (chair fixed), with the amount ($­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­10) written on each card — as money that comes in, on one card, and money that comes out, on the other. And the examples could go on and on.

This system is presented to the people for the first time during the meeting for the foundation of the local bank. The best thing for you now is to train yourself with such a card. When the cards are distributed, you put your name on the card — you do not need to put all the other details. And you make transactions with your neighbours. You buy and you sell. And you will see that you have now in your hand the same money-creation system that the banks have; they do the same in computers and ledger books in accounts in banks, but it is without interest that you do your transactions.

Now train yourself for a while with your neighbours on how to create local money. This period is very important, and you will need to give at least 15 minutes for this training period, until everyone in the room has understood. It is very important! In the Philippines, the young people went to the old people to teach them, some of them not even being able to read or write. But they were able to understand the system because it is only figures. Even if they do not know how to write letters, they know how to write numbers.

You have a contract every time you create money. You have, at the same time, the proof of a contract, a commitment with the signature, and the number to double check the signature.

You are in control

And you control the system. Money creation is under your control and under that of your local community. You know each other and you can create as much money as it is necessary for your needs. So what is physically possible is now financially possible. Your community will never lack money .

This system you have now used is the same system that the banks use to create money, but you control it! And you control it without interest! It is very cheap. It is efficient. You can create any amount of money according to the available production and services. You can exchange any number or kind of goods and services. And you are in control. You own the money-creation system.

And it is even more efficient than the actual system because it costs a lot to print bank notes. Just one line of printing machines with special ink, special paper, etc. costs $­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­ ­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­100,000,000 US, and you save this amount with this system. And it is even better than a bank note because you have your name on it. If you lose your card, someone will phone you telling you he found your money. And this person who finds your money can do nothing with your money because your signature is needed. It is really your money.

You cannot dispossess someone who has lost his money. If the money (the card) is destroyed by fire or other means, you can reconstruct a card using information from other cards. All cards are consolidated in the local bank ledger. This means that if your bank card is destroyed, you can reconstruct your bank card with the accounts of the others because the other cards have your card number for every operation they did with you. You can rebuild your accounting books and reclaim your assets; an even better method than the actual system with bank notes. And you have, naturally, no interest. This means every transaction will be cheaper in the community because, today, interest rates kill people .

To own a bank

In my presentation to start a new bank, I say to the audience: "So, do you want to be the owner of a bank? Yes? Who does not want to be the owner of a local bank? I assume that everyone wants to be the owner of a bank. You can be the owner of a bank, like we did in the Philippines, Madagascar, Switzerland, and Poland. But to be the owner of a bank, this bank needs to have a management. This banks needs to have auditors. Then we now need to have people who are willing and ready to act as managers, and willing and ready to act as auditors. So now I ask you, who will volunteer to act as managers of the bank and auditors of the bank? I need at least three managers (a director, a secretary, and a treasurer) and two auditors (who verify once in a while the bookkeeping of the bank). Now, th ose who are willing to be and to act as the management of this local bank owned by the local community, please come in front of the room."

It was very interesting to see how many people were willing to act and to take the responsibility of running the bank. In Poland, we had so many people who came on the stage, it was just unbelievable. In the Philippines, too, a lot of people were volunteering to come in front to fill these positions. So be sure you have seats in front of the general assembly so the new managers and auditors will be able to sit down. It is the community that chooses the people who will be on the board of the bank, people they can trust and who have enough skills to do the job.

In Madagascar, we established a bank in one of the poorest villages in the country, and now we are receiving great reports signed by the management of the bank. They understood, and they took the responsibility of their new bank very seriously.

To be the bank manager of the local bank is very easy: your only task is to be in charge of the bank ledger. There is no need for a safe, bullet-proof windows, armoured trucks nor armed bodyguards to carry the money, etc. The only thing you have to keep in your house is the bank ledger.

The prices

Now, at this stage, you have the general management, you have the auditors, and you have the general assembly. It is now important to put in writing equitable prices for basic goods and services of the area. This is to be decided by the general assembly. It is also extremely important to put in writing how the profits will be divided within the community, because this bank can create money as any other bank and will create money to allocate investments for the production of goods. Thus the people, when they have a lot of pluses (money in) on their cards, can invest those pluses in projects, and those projects will give more abundant production. So it must be put in writing how the profits of this abundance will be distributed. This way, the people will be more eager to share.

In the Philippines, for example, a rice producer who understood very well the system signed a contract to share 70% of the profits from his rice production with the general assembly, keeping only 30% of the profits for himself. It was really astonishing for me to see this generosity. A priest explained to me that when there is no interest charged, when there is no usury, the producers are very happy because, in those countries, usury can climb up to 1,000% per year. That makes 20% a week. And because we now have a local banking system without usury, without interest rates, everybody is happy, and everybody can share more. Now all this money will not go to the usurer who was doing nothing except taking 1,000% per year .

A system that works

This system reminds us of the parable of the dishonest steward. You remember in the Gospel of Luke (Chapter 16) the parable of the dishonest steward saying to his master's debtors: "Here is your promissory note. Sit down and quickly write half the sum that you owe to my master." The only difference is that with our local debt-free banks, everything is done honestly. And it is working! In fact, it is working so well in the Philippines that we have now more than 15 local banks ( as of March 2005). And some mass-media people and some people saying they are from the government (from population control agencies) are now already attacking this system. That makes a lot of advertising, a lot of publicity. In fact, those attacks can be good for spreading the system because now everybody is talking about it.

It is the love of money that is the root of all evil, and with this system, there is less the notion of money being in your pocket. This way, you love your money less because it is really just a means to facilitate exchanges. You can exchange any goods, any services. You cannot as easily love a paper which is really just your handwriting and the signatures of the others. It is not as easy to love this piece of paper as bullion of gold or coins or bank notes. It is really a way to avoid this love of money which is the root of all evil s.

A ruler to create money

This card, this system also gives you the ruler to create money. Just as you have a ruler to measure meters or feet, you have a ruler now to create the money necessary for local community life. With this system, you can allocate money for the basic needs of the poorest. The dividend has to be accepted by the general assembly. Normally we recommend giving a dividend at least equal to the amount necessary to cover the basic needs for the life of the poorest, the sick, the old people present.

And it is now working. For example, in the Philippines they have chosen a dividend with the value of $­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­100 US. And the local economic system has a boom now because there is enough money in the system.

It is essential to socially define the restoring's periodicals (7 periods) of the economic meters, as asked in Leviticus 25 and thus to repair the error of Charlemagne of March 23, 789 which condemned the interest rate for 1 ' 000 years, but which forgot the questioning of properties, at least every 50 years...

Jubilee rules against odious debts...Lev. 25, the Bible

Spread the news

We are looking for people to go all over the world to spread this good news. This good news makes the poorer richer. This also makes local development possible. This too allows the poor to have as much money as they need for the physical needs of the local community. It is really a tool for liberation .

Naturally, in this process, you need to pray, so we always ask the people to pray together before each meeting. And because of the prayers of the Rosary, because of all the prayers of all the Social Credit ers since the foundation of the Movement, it is really giving a lot of fruit.

We need to work fast. For example: in the Philippines, the development is fast because one local bank alone is a plus, but if this bank is alone, it is not enough. You need to spread on a regional level around a city, for example. This way you can exchange all the goods, the food, services; you can exchange everything necessary for the basic needs of life. And it is now happening in the Philippines that the development is going as fast as possible. We are really astonished that they have understood so well with just one month's teaching. They already opened more banks than we did when we were there. Now we really need people to travel all over the world to spread this idea to others.

François de Siebenthal

This article was published in the June-July, 2005 issue of "Michael".

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Quotation Sources
in order of appearance in the movie, Money as Debt


'Since I entered politics, I have chiefly had men's views confided to me privately. Some of the biggest men in the United States, in the Field of commerce and manufacture, are afraid of something. They know that there is a power somewhere so organized, so subtle, so watchful, so interlocked, so complete, so pervasive, that they better not speak above their breath when they speak in condemnation of it.'

-- Woodrow Wilson, The New Freedom (1913)

http://www.gutenberg.org/etext/14811

http://en.wikipedia.org/wiki/Woodrow_Wilson


"Each and every time a bank makes a loan (or purchases securities), new bank credit is created — new deposits — brand new money."

Graham F. Towers, Director, Bank of Canada

http://www.bankofcanada.ca/en/bios/tower.html

http://www.michaeljournal.org/appenE.htm


"The process by which banks create money is so simple the mind is repelled."

John Kenneth Galbraith, Economist

http://www.johnkennethgalbraith.com/index.php?page=homepage

http://en.wikipedia.org/wiki/John_Kenneth_Galbraith

http://www.brainyquote.com/quotes/authors/j/john_kenneth_galbraith.html

http://aurora.icaap.org/talks/galbraith.htm


"Permit me to issue and control the money of a nation, and I care not who makes its laws."

Mayer Amschel Rothschild, International Banker

http://en.wikipedia.org/wiki/Category:The_Rothschilds

http://www.everything2.com /index.pl?node=ridiculous

http://www.brainyquote.com/quotes/quotes/m/mayeramsch170274.html


"I am afraid that the ordinary citizen
will not like to be told that banks
can and do create money
...And they who control
the credit of the nation
direct the policy of Governments
and hold in the hollow of their hands
the destiny of the people"

Reginald McKenna,
past Chairman of the Board, Midlands Bank of England

http://www.answers.com/topic/reginald-mckenna


"Thus, our national circulating medium is now at the mercy of loan transactions of banks, which lend, not money, but promises to supply money they do not possess."

Irving Fisher, economist and author

http://www.econlib.org/library/Enc/bios/Fisher.html

http://www.findarticles.com/p/articles/mi_m0254/is_1_64/ai_n13798782

http://cepa.newschool.edu/het/profiles/fisher.htm


"That is what our money system is. If there were no debts in our money system, there wouldn't be any money."


Marriner S. Eccles, Chairman and Governor of the Federal Reserve Board

http://en.wikipedia.org/wiki/Marriner_Stoddard_Eccles

http://minneapolisfed.org/pubs/region/99-06/martin.cfm


"Everyone sub-consciously knows banks do not lend money. When you draw on your savings account, the bank doesn't tell you you can't do this because it has lent the money to somebody else."

Mark Mansfield

http://dkd.net/davekidd/politics/manmoney.html


"If all the bank loans were paid, no one could have a bank deposit, and there would not be a dollar of coin or currency in circulation. This is a staggering thought. We are completely dependent on the commercial banks. Someone has to borrow every dollar we have in circulation, cash, or credit. If the banks create ample synthetic money we are prosperous; if not, we starve. We are absolutely without a permanent money system. When one gets a complete grasp of the picture, the tragic absurdity of our hopeless situation is almost incredible -- but there it is."

Robert Hemphill. Credit Manager, Federal Reserve Bank of Atlanta

http://www.federal-reserve.net/healthemoneysystem.htm

http://www.worldnewsstand.net/today/articles/fedprivatelyowned.htm

http://www.the7thfire.com/SR/mandrake_mechanism.htm


"One thing to realize about our fractional reserve banking system is that, like a child's game of musical chairs, as long as the music is playing, there are no losers."

Andrew Gause, Monetary Historian

http://www.andygause.com


"The greatest shortcoming of the human race is our inability to understand the exponential function."

Albert A. Bartlett, physicist

http://www.hubbertpeak.com/bartlett/


"Anyone who believes exponential growth can go on forever in a finite world is either a madman or an economist."

Kenneth Boulding, economist

http://en.wikipedia.org/wiki/Kenneth_E._Boulding

http://cepa.newschool.edu/het/profiles/boulding.htm

http://globetrotter.berkeley.edu/conversations/Boulding/kboulding-con0.html


"I have never yet had anyone who could, through the use of logic and reason, justify the Federal Government borrowing the use of its own money... I believe the time will come when people will demand that this be changed. I believe the time will come in this country when they will actually blame you and me and everyone else connected with the Congress for sitting idly by and permitting such an idiotic system to continue."

Congressman Wright Patman

http://en.wikipedia.org/wiki/Wright_Patman

http://www.tsha.utexas.edu/handbook/online/articles/PP/fpa62.html

http://www.tamu.edu/upress/BOOKS/2000/young.htm


"Money is a new form of slavery, and distinguishable from the old simply by the fact that it is impersonal, that there is no human relation between master and slave."

Leo (Lev)Tolstoy

http://flag.blackened.net/daver/anarchism/tolstoy

http://en.wikipedia.org/wiki/Leo_Tolstoy


"None are more enslaved than those who falsely believe they are free."

Goethe

http://en.wikipedia.org/wiki/Goethe

http://www.kirjasto.sci.fi/goethe.htm

http://www.brainyquote.com/quotes/quotes/j/johannwolf134023.html


"'The modern banking system manufactures money out of nothing. The process is perhaps the most astounding piece of sleight of hand that was ever invented.

Banking was conceived in iniquity and born in sin. Bankers own the Earth. Take it away from them, but leave them the power to create money, and with the flick of the pen they will create enough money to buy it back again...

Take this great power away from them and all great fortunes like mine will disappear, and they ought to disappear, for then this would be a better and happier world to live in. But if you want to continue to be slaves of the banks and pay the cost of your own slavery, then let bankers continue to create money and control credit'."

Sir Josiah Stamp Director, Bank of England 1928-1941
(reputed to be the 2nd richest man in Britain at the time)

Josiah Stamp

http://en.wikipedia.org/wiki/Josiah_Stamp,_1st_Baron_Stamp

http://members.shaw.ca/theultimatescam/index.htm


The inability of the Colonists to get power to issue their own money permanently out of the hands of George III and the international bankers was the PRIME reason for the revolutionary war."

Benjamin Franklin

http://www.english.udel.edu/lemay/franklin/


Presidential Quotes on Banking

"I am a most unhappy man. I have unwittingly ruined my country. A great industrial nation is controlled by its system of credit. Our system of credit is concentrated. The growth of the nation, therefore, and all our activities are in the hands of a few men. We have come to be one of the worst ruled, one of the most completely controlled and dominated Governments in the civilized world, no longer a Government by free opinion, no longer a Government by conviction and the vote of the majority, but a Government by the opinion and duress of a small group of dominant men."

Woodrow Wilson

"All of the perplexities, confusion, and distress in America arises, not from the defects of the Constitution or Confederation, not from want of honor or virtue, so much as from downright ignorance of the nature of coin, credit, and circulation."

John Adams, Founding Father of the American Constitution

"Whoever controls the volume of money in our country is absolute master of all industry and commerce...and when you realize that the entire system is very easily controlled, one way or another, by a few powerful men at the top, you will not have to be told how periods of inflation and depression originate."

James A. Garfield, assassinated president of the United States

The Government should create, issue, and circulate all the currency and credits needed to satisfy the
spending power of the Government and the buying power of consumers. By the adoption of these principles, the taxpayers will be saved immense sums of interest. The privilege of creating and issuing money is not only the supreme prerogative of government, but it is the government's greatest creative opportunity."

Abraham Lincoln, assassinated president of the United States

http://www.themoneymasters.com/presiden.htm

http://www.wealth4freedom.com/truth/2/bankquotes.htm


"Once a nation parts with the control of its currency and credit, it matters not who makes the nations laws. Usury, once in control, will wreck any nation. Until the control of the issue of currency and credit is restored to government and recognised as its most sacred responsibility, all talk of the sovereignty of parliament and of democracy is idle and futile."

William Lyon Mackenzie King

http://chatna.com/author/kingmackenzie.htm

http://www.collectionscanada.ca/primeministers/h4-3250-e.html

http://en.wikipedia.org/wiki/William_Lyon_Mackenzie_King


"We are grateful to the Washington Post, the New York Times, Time magazine and other great
publications whose directors have attended our meetings and respected the promises of discretion
for almost forty years. It would have been impossible for us to develop our plan for the world if
we had been subject to the bright lights of publicity during those years. But, the world is now more
sophisticated and prepared to march towards a world-government. The supranational sovereignty
of an intellectual elite and world bankers is surely preferable to the National autodetermination
practiced in past centuries"

David Rockefeller in an address to a Trilateral Commission meeting in June of 1991

http://www.freedomdomain.com/nwoquote.htm


"Only the small secrets need to be protected.
The big ones are kept secret by public incredulity."

Alternately quoted as:
"Only puny secrets need protection.
Big discoveries are protected by public incredulity."

Marshall McLuhan, media "guru"

http://en.wikipedia.org/wiki/Marshall_McLuhan

http://www.angelfire.com/ms/MediaLiteracy/McLuhan.html

http://www.kirjasto.sci.fi/mcluhan.htm


Not in the Movie

Misc Quotes on Banking

http://www.freedomdomain.com/bankquot.html

http://www.barefootsworld.net/banking-fed-quotes.html



More Relevant Quotations from

http://www.freedomdomain.com/nwoquote.htm

http://www.svpvril.com/nwo.html

'The world is governed by very different personages from what is imagined by those who are not behind the scenes.'

Benjamin Disraeli, first Prime Minister of England, in a novel he published in 1844 called Coningsby, the New Generation "


"Corporations have been enthroned. An era of corruption in high places will follow and the money power will endeavor to prolong its reign by working on the prejudices of the people . . until wealth is aggregated in a few hands . . . and the Republic is destroyed."

Abraham Lincoln


'The governments of the present day have to deal not merely with other governments, with emperors, kings and ministers, but also with the secret societies which have everywhere their unscrupulous agents, and can at the last moment upset all the governments plans. '

British Prime Minister Benjamin Disraeli, 1876


"In March, 1915, the J.P. Morgan interests, the steel, shipbuilding, and powder interest, and their subsidiary organizations, got together 12 men high up in the newspaper world and employed them to select the most influential newspapers in the United States and sufficient number of them to control generally the policy of the daily press....They found it was only necessary to purchase the control of 25 of the greatest papers. An agreement was reached; the policy of the papers was bought, to be paid for by the month; an editor was furnished for each paper to properly supervise and edit information regarding the questions of preparedness, militarism, financial policies, and other things of national and international nature considered vital to the interests of the purchasers."

U.S. Congressman Oscar Callaway, 1917


'The real menace of our republic is this invisible government which like a giant octopus sprawls its slimy length over city, state and nation. Like the octopus of real life, it operates under cover of a self created screen....At the head of this octopus are the Rockefeller Standard Oil interests and a small group of powerful banking houses generally referred to as international bankers. The little coterie of powerful international bankers virtually run the United States government for their own selfish purposes. They practically control both political parties.'

New York City Mayor John F. Hylan, 1922


'From the days of Sparticus, Wieskhopf, Karl Marx, Trotsky, Rosa Luxemberg, and Emma Goldman, this world conspiracy has been steadily growing. This conspiracy played a definite recognizable role in the tragedy of the French revolution. It has been the mainspring of every subversive movement during the 19th century. And now at last this band of extraordinary personalities from the underworld of the great cities of Europe and America have gripped the Russian people by the hair of their head and have become the undisputed masters of that enormous empire.'

Winston Churchill, stated to the London Press, in 1922


'The government of the Western nations, whether monarchical or republican, had passed into the invisible hands of a plutocracy, international in power and grasp. It was, I venture to suggest, this semi-occult power which....pushed the mass of the American people into the cauldron of World War I.'

British military historian Major General J.F.C. Fuller, 1941


"For a long time I felt that FDR had developed many thoughts and ideas that were his own to benefit this country, the United States. But, he didn't. Most of his thoughts, his political ammunition, as it were, were carefully manufactured for him in advanced by the Council on Foreign Relations -- One World Money group. Brilliantly, with great gusto, like a fine piece of artillery, he exploded that prepared "ammunition" in the middle of an unsuspecting target, the American people, and thus paid off and returned his internationalist political support.

"The UN is but a long--range, international banking apparatus clearly set up for financial and economic profit by a small group of powerful One--World revolutionaries, hungry for profit and power.

"The depression was the calculated 'shearing' of the public by the World Money powers, triggered by the planned sudden shortage of supply of call money in the New York money market....The One World Government leaders and their ever close bankers have now acquired full control of the money and credit machinery of the U.S. via the creation of the privately owned Federal Reserve Bank."

Curtis Dall, FDR's son-in-law as quoted in his book, My Exploited Father-in-Law


'A definite factor in getting a lie believed is the size of the lie. The broad mass of the people, in the simplicity of their hearts, more easily fall victim to a big lie than to a small one.'

Adolf Hitler


'And it seems to me perfectly in the cards that there will be within the next generation or so a pharmacological method of making people love their servitude, and producing … a kind of painless concentration camp for entire societies, so that people will in fact have their liberties taken away from them but will rather enjoy it, because they will be distracted from any desire to rebel by propaganda, brainwashing, or brainwashing enhanced by pharmacological methods.'

Aldous Huxley, 1959


'I know the secret of making the average American believe anything I want him to. Just let me control television.... You put something on the television and it becomes reality. If the world outside the TV set contradicts the images, people start trying to change the world to make it like the TV set images.....'

Hal Becker, media 'expert' and management consultant, the Futures Group, in an interview in 1981


"Our job is to give people not what they want, but what we decide they ought to have."

Richard Salant, former President of CBS News


"The powers of financial capitalism had another far reaching aim, nothing less than to create a world system of financial control in private hands able to dominate the political system of each country and the economy of the world as a whole. This system was to be controlled in a feudalist fashion by the central banks of the world acting in concert, by secret agreements, arrived at in frequent private meetings and conferences. The apex of the system was the Bank for International Settlements in Basle, Switzerland, a private bank owned and controlled by the worlds' central banks which were themselves private corporations. The growth of financial capitalism made possible a centralization of world economic control and use of this power for the direct benefit of financiers and the indirect injury of all other economic groups."

Tragedy and Hope: A History of The World in Our Time (Macmillan Company, 1966) Professor Carroll Quigley of Georgetown University, highly esteemed by his former student, former US President, Bill Clinton


"There is a small circle of men who control the world's finance. "Each member, before initiation, knows its religion to be reward for friends and extermination of enemies. Once a man is within the magic circle...punishment for disloyalty is sure and terrible, and in no corner of the Earth can he escape it, nor can any power on Earth protect him from it.

" The magic circle is "at the receiving end of the greatest information bureau in the world.""

Thomas Lawson, Everybody's Magazine "Frenzied Finance" 1904


"Those who manipulate this unseen mechanism of society constitute an invisible government which is the true ruling power of our country. Our minds are molded, our tastes are formed, our ideas suggested, largely by men we have never heard of."

Walter Bernays Propaganda 1928


" I think the subject which will be of most importance politically is mass psychology....Various results will soon be arrived at: that the influence of home is obstructive....although this science will be diligently studied, it will be rigidly confined to the governing class. The populace will not be allowed to know how its convictions were generated. When the technique has been perfected, every government that has been in charge of education for a generation will be able to control its subjects securely without the need of armies or policemen....Educational propaganda, with government help, could achieve this result in a generation. There are, however, two powerful forces opposed to such a policy: one is religion; the other is nationalism....A scientific world society cannot be stable unless there is a world government."

Bertrand Russell 1958


top

http://www.moneyasdebt.net/

http://www.michaeljournal.org/ilenauf.htm

Certains peuvent pousser à une fuite en avant pour cacher leurs erreurs et leurs crimes horribles et croire en une solution par fanatisme.
Ceux qui ont volé des milliers de milliards de dollars en tuant ( fonds Marcos, Mobutu, Ferraye not. à Genève) ont provoqué aussi la crise du dollar subprime.
www.googleswiss.com/ferraye


Ils ont peur du vide et veulent se réfugier dans le troisième Temple. Les objets liturgiques et la vache sacrée rousse sont déjà prêts à Genève...
Ils veulent voler des bombes nucléaires pour provoquer un cataclysme dont ils pensent être les bénéficiaires...

Puisse la solution sortir du pays de Marie (Mary-land) et de la ville de la Grand-Maman du Christ ( Anna-polis)
 
Ogives nucléaires disparues : une trahison au plus haut niveau
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=7336

Les banques US s'arc-boutent contre la montée de la tempête pendant que le dollar et le système de crédit chancellent

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=6887

http://crise2007.wordpress.com/2007/11/30/the-financial-tsunami-sub-prime-mortgage-debt-is-but-the-tip-of-the-iceberg/


 

Table des matières

Première partie — Les biens au service des besoins par le Crédit Social

Chapitre 1 — Quelques principes

Chapitre 2 — L'économique

Chapitre 3 — Le consommateur

Chapitre 4 — Les biens

Chapitre 5 — La spécialisation — La machine

Chapitre 6 — Pauvreté en face de l'abondance

Chapitre 7 — Le signe et la chose

Chapitre 8 — Naissance et mort de l'argent

Chapitre 9 — Le vice monétaire

Chapitre 10 — Redressement monétaire

Chapitre 11 — Droit de chacun au minimum vital

Chapitre 12 — Qu'est-ce qu'un dividende?

Chapitre 13 — Héritage et héritiers

Chapitre 14 — Le dividende national

Chapitre 15 — L'argent et les prix

Chapitre 16 — L'ajustement des prix

Chapitre 17 — Le crédit national

Chapitre 18 — Mécanisme monétaire créditiste

Deuxième partie — Quelques causeries
et articles sur divers aspects du Crédit Social

Chapitre 19 — La société, pour tous ses membres. Louis Even

Chapitre 20 — Minimum de sécurité, maximum de liberté. Louis Even

Chapitre 21 — La politique au service du peuple. Louis Even

Chapitre 22 — Un super-pouvoir domine les gouvernements. Louis Even

Chapitre 23 — Le pouvoir monétaire réside dans les banques. Louis Even

Chapitre 24 — Le chef libéral Mackenzie King disait en 1935. Louis Even

Chapitre 25 — L'argent, ou le crédit, est un instrument social

Chapitre 26 — L'orfèvre devenu banquier, une histoire vraie. Louis Even

Chapitre 27 — Leçon d'un compte de banque. Louis Even

Chapitre 28 — Que ferait le Crédit Social pour vous? Edmond Major

Chapitre 29 — La science appliquée, bien commun. J.-Ernest Grégoire

Chapitre 30 — Un système d'argent vicieux. Gilberte Côté-Mercier

Chapitre 31 — Le Crédit Social met l'argent à sa place. Louis Even

Chapitre 32 — L'argent doit-il réclamer de l'intérêt? Louis Even

Chapitre 33 — L'intérêt sur l'argent créé est un vol. Alain Pilote

Chapitre 34 — Le problème des dettes publiques. Alain Pilote

Chapitre 35 — Question ouvrière, problème d'argent. Louis Even

Chapitre 36 — Il n'y a pas de problème de chômage. Gilberte Côté-Mercier

Chapitre 37 — Revenu intégral au lieu d'embauchage intégral. Louis Even

Chapitre 38 — Le progrès désembauche. Louis Even

Chapitre 39 — L'environnement et la question de l'argent. Alain Pilote

Chapitre 40 — Le gouvernement doit créer son argent. Alain Pilote

Chapitre 41 — Rendre à César ce qui appartient à César. Louis Even

Chapitre 42 — Pour une meilleure compréhension du Crédit Social. Alain Pilote

Chapitre 43 — Crédit Social et commerce international. Louis Even

Chapitre 44 — Chez le marchand détaillant. Louis Even

Chapitre 45 — La leçon du chauffeur de fournaises. Louis Even

Chapitre 46 — Le monnayage du progrès. Louis Even

Chapitre 47 — 30 millions de capitalistes. Louis Even

Chapitre 48 — Hommes de droite aux mains vides. Louis Even

Chapitre 49 — L'histoire du contrôle bancaire aux Etats-Unis. Alain Pilote

Chapitre 50 — Le Crédit Social aux Etats-Unis en 1932. Alain Pilote

Chapitre 51 — Le but ultime des Financiers: un gouvernement mondial. A. Pilote

Chapitre 52 — Le Crédit Social et l'enseignement des Papes. Alain Pilote

Annexe A — Le Crédit Social et la doctrine catholique, étude de neuf théologiens

Annexe B — La Banque du Canada doit financer notre pays sans dette

Annexe C - L'argent, questions et réponses, par l'abbé Charles Coughlin

Annexe D — Paroles de Thomas Edison

Louis Even — Notes biographiques


Date de création : 17/12/2004 : 22:00
Dernière modification : 05/12/2007 : 10:51
Catégorie : Madagascar


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Réactions à cet article


Réaction n°2 

par Dina A. RAZAFIMAHATRATRA le 16/06/2005 : 19:23

Pour une société plus juste et plus chrétienne,
Pour lutter contre la pauvreté.

Notes de plusieurs conférences sur le crédit social
Recueillies par Dina A. RAZAFIMAHATRATRA
Institut Louis Even, Rougemont, Québec
Du 17 mars au 31 mars 2005

Pourquoi le crédit social ?
Pour régler le problème de la pauvreté

Il y a beaucoup de bonnes choses au pays, mais le droit à ces choses, la permission de les obtenir, manque à bien des personnes et des familles qui en ont besoin. Manque-t-il autre chose que l'argent? Qu'est-ce qui manque, à part du pouvoir d'achat faire les produits passer des magasins aux maisons?
L'argent naît quelque part
Mais où commence l'argent, l'argent qui nous manque pour avoir les biens qui ne manquent pas?
La première idée qu'on entretient, sans trop s'en rendre compte, c'est qu'il y a une quantité stable d'argent, et qu'on ne peut pas changer ça: Comme si c'était le soleil ou la pluie ou la température ! Idée fausse: s'il y a de l'argent, c'est qu'il est fait quelque part. S'il n'y en a pas plus, c'est que ceux qui le font n'en font pas plus.
Deuxième idée: quand on se pose la question, on pense que c'est le gouvernement qui fait l'argent. C'est encore faux. Le gouvernement aujourd'hui ne fait pas d'argent et se plaint continuellement de n'en avoir pas. S'il en faisait, il ne se croiserait pas les bras dix ans en face du manque d'argent. (Et on n’aurait pas une dette nationale de plus de 500 milliards $­­ au Canada.) Le gouvernement taxe et emprunte, mais ne fait pas l'argent.
Notre niveau de vie, dans un pays où l'argent manque, est réglé non pas par les choses, mais par l'argent dont on dispose pour acheter les choses. Ceux qui règlent le niveau de l'argent règlent donc notre niveau de vie. «Ceux qui contrôlent l'argent et le crédit sont devenus les maîtres de nos vies... sans leur permission nul ne peut plus respirer.» (Pie XI, encyclique Quadragesimo anno.)
Deux sortes d'argent
L’argent, c'est tout ce qui sert à payer, à acheter; ce qui est accepté par tout le monde dans un pays en échange de choses ou de services.
La matière dont l'argent est fait n'a pas d'importance. L'argent a déjà été des coquillages, du cuir, du bois, du fer, de l'argent blanc, de l'or, du cuivre, du papier, etc.
Actuellement, on a deux sortes d'argent au Canada: de l'argent de poche, fait en métal et en papier; de l'argent de livre, fait en chiffres. L'argent de poche est le moins important; l'argent de livre est le plus important.
L'argent de livre, c'est le compte de banque. Toutes les affaires marchent par des comptes de banque. L'argent de poche circule ou s'arrête selon la marche des affaires. Mais les affaires ne dépendent pas de l'argent de poche; elles sont activées par les comptes de banque des hommes d'affaires.

Avec un compte de banque, on paie et on achète sans se servir d'argent de métal ou de papier. On achète avec des chiffres.
J'ai un compte de banque de 40 000 $­­. J'achète une auto de 10 000 $­­. Je paie par un chèque. Le marchand endosse et dépose le chèque à sa banque.
Le banquier touche deux comptes: d'abord celui du marchand, qu'il augmente de 10 000 $­­; puis le mien, qu'il diminue de 10 000 $­­. Le marchand avait 500 000 $­­; il a maintenant 510 000 $­­ écrit dans son compte de banque. Moi, j'avais 40 000 $­­, il y a maintenant 30 000 $­­ écrit dans mon compte de banque.
L'argent de papier n'a pas bougé pour cela dans le pays. J'ai passé des chiffres au marchand. J'ai payé avec des chiffres. Plus des neuf dixièmes des affaires se règlent comme cela (au Canada). C'est l'argent de chiffres qui est l'argent moderne; c'est le plus abondant, dix fois autant que l'autre; le plus noble, celui qui donne des ailes à l'autre; le plus sûr, celui que personne ne peut voler..
Epargne et emprunt
L'argent de chiffres, comme l'autre, a un commencement. Puisque l'argent de chiffres est un compte de banque, il commence lorsqu'un compte de banque commence sans que l'argent diminue nulle part, ni dans un autre compte de banque ni dans aucune poche.
On fait, ou on grossit, un compte de banque de deux manières: l'épargne et l'emprunt. II y a d'autres sous-manières, elles peuvent se classer sous l'emprunt.
Le compte d'épargne est une transformation d'argent. Je porte de l'argent de poche au banquier; il augmente mon compte d'autant. Je n'ai plus l'argent de poche, j'ai de l'argent de chiffres à ma disposition. Je puis réobtenir de l'argent de poche, mais en diminuant mon argent de chiffres d'autant. Simple transformation.
Mais nous cherchons ici à savoir où commence l'argent. Le compte d'épargne, simple transformation, ne nous intéresse donc pas pour le moment.
Le compte d'emprunt est le compte avancé par le banquier à un emprunteur. Je veux établir une manufacture nouvelle. Il ne me manque que de l'argent. Je vais à une banque et j'emprunte 100 000 $­­ sur garantie. Le banquier me fait signer les garanties, la promesse de rembourser avec intérêt. Puis il me prête 100 000 $­­.
Va-t-il me passer 100 000 $­­ en papier? Je ne veux pas. Trop dangereux d'abord. Puis, je suis un homme d'affaires qui achète en bien des places différentes et éloignées, au moyen de chèques. C'est un compte de banque de 100 000 $­­ que je veux et qui fera mieux mon affaire.
Le banquier va donc m'avancer un compte de 100 000 $­­. Il va placer dans mon compte 100 000 $­­, comme si je les avais apportés à la banque. Mais je ne les ai pas apportés, je suis venu les chercher.
Est-ce un compte d'épargne, fait par moi? Non, c'est un compte d'emprunt bâti par le banquier lui-même, pour moi.
Le fabricant d'argent
Ce compte de 100 000 $­­ n'est pas fait par moi, mais par le banquier. Comment l'a-t-il fait? L'argent de la banque a-t-il diminué lorsque le banquier m'a prêté 100 000 $­­? Questionnons le banquier:
— Monsieur le banquier, avez-vous moins d'argent dans votre tiroir après m'avoir prêté 100 000 $­­?
— Mon tiroir n'est pas touché.
— Les comptes des autres ont-ils diminué?
— Ils sont exactement les mêmes.
— Qu'est-ce qui a diminué dans la banque?
— Rien n'a diminué.
— Pourtant mon compte de banque a augmenté. D'où vient cet argent que vous me prêtez?
— Il vient de nulle part.
— Où était-il quand je suis entré à la banque?
— Il n'existait pas.
— Et maintenant qu'il est dans mon compte, il existe. Alors, il vient de venir au monde?
— Certainement.
— Qui l'a mis au monde, et comment?
— C'est moi, avec ma plume et une goutte d'encre, lorsque j'ai écrit 100 000 $­­ à votre crédit, à votre demande.
— Alors, vous faites l'argent?
— La banque fait l'argent de chiffres, l'argent moderne, qui fait marcher l'autre en faisant marcher les affaires.
Le banquier fabrique l'argent, l'argent de chiffres, lorsqu'il prête des comptes aux emprunteurs, particuliers ou gouvernements. Lorsque je sors de la banque, il y a dans le pays une nouvelle base à chèques qui n'y était pas auparavant. Le total des comptes de banque du pays y est augmenté de 100 000 $­­. Avec cet argent nouveau, je paie des ouvriers, du matériel, des machines, j'érige ma manufacture. Qui donc fait l'argent nouveau? – Le banquier.
Le destructeur d'argent
Le banquier, et le banquier seul, fait cette sorte d'argent: l'argent d'écriture, l'argent dont dépend la marche des affaires. Mais il ne donne pas l'argent qu'il fait. Il le prête. Il le prête pour un certain temps, après quoi il faut le lui rapporter. Il faut rembourser.
Le banquier réclame de l'intérêt sur cet argent qu'il fait. Dans mon cas, il est probable qu'il va me demander immédiatement 10 000 $­­ d'intérêt. Il va les retenir sur le prêt, et je sortirai de la banque avec un compte net de 90 000 $­­, ayant signé la promesse de rapporter 100 000 $­­ dans un an.
En construisant mon usine, je vais payer des hommes et des choses, et vider sur le pays mon compte de banque de 90 000 $­­.
Mais d'ici un an, il faut que je fasse des profits, que je vende plus cher que je paie, de façon à pouvoir, avec mes ventes, me bâtir un autre compte de banque d'au moins 100 000 $­­.
Au bout de l'année, je vais rembourser, en tirant un chèque sur mon compte accumulé de 100 000 $­­. Le banquier va me débiter de 100 000 $­­, donc m'enlever ce 100 000 $­­ que j'ai retiré du pays, et il ne le mettra au compte de personne. Personne ne pourra plus tirer de chèque sur ce 100 000 $­­. C'est de l'argent mort.
L'emprunt fait naître l'argent. Le remboursement fait mourir l'argent. Le banquier met l'argent au monde lorsqu'il prête. Le banquier met l'argent dans le cercueil lorsqu'on lui rembourse. Le banquier est donc aussi un destructeur d'argent.
Et le système est tel que le remboursement doit dépasser l'emprunt; le chiffre des décès doit dépasser le chiffre des naissances; la destruction doit dépasser la fabrication.
Cela paraît impossible, et c'est collectivement impossible. Si je réussis, un autre fait banqueroute; parce que, tous ensemble, nous ne sommes pas capables de rapporter plus d'argent qu'il en a été fait. Le banquier fait le capital, rien que le capital. Personne ne fait l'intérêt, puisque personne autre ne fait l'argent. Mais le banquier demande quand même capital et intérêt. Un tel système ne peut tenir que moyennant un flot continuel et croissant d'emprunts. D'où un régime de dettes et la consolidation du pouvoir dominateur de la banque.
La dette publique
Le gouvernement ne fait pas d'argent. Lorsqu'il ne peut plus taxer ni emprunter des particuliers, par rareté d'argent, il emprunte des banques. L'opération se passe exactement comme avec moi. La garantie, c'est tout le pays. La promesse de rembourser, c'est la débenture. Le prêt d'argent, c'est un compte fait par une plume et de l'encre.
Et la population du pays se trouve collectivement endettée pour de la production que, collectivement, elle a faite elle-même! C'est le cas pour la production de guerre. C'est le cas aussi pour la production de paix: routes, ponts, aqueducs, écoles, églises, etc.
Le vice monétaire
La situation se résume à cette chose inconcevable. Tout l'argent qui est en circulation n'y est venu que par la banque. Même l'argent de métal ou de papier ne vient en circulation que s'il est libéré par la banque.
Or la banque ne met l'argent en circulation qu'en le prêtant et en le grevant d'un intérêt. Ce qui veut dire que tout l'argent en circulation est venu de la banque et doit retourner à la banque quelque jour, mais y retourner grossi d'un intérêt.
La banque reste propriétaire de l'argent. Nous n'en sommes que les locataires. S'il y en a qui gardent l'argent plus longtemps, ou même toujours, d'autres sont nécessairement incapables de remplir leurs engagements de remboursements.
Multiplicité des banqueroutes de particuliers et de compagnies, hypothèques sur hypothèques, et croissance continuelle des dettes publiques, sont le fruit naturel d'un tel système.
Déchéance et abjection
Cette manière de faire l'argent du pays, en endettant gouvernements et particuliers, établit une véritable dictature sur les gouvernements comme sur les particuliers.
Le gouvernement souverain est devenu un signataire de dettes envers un petit groupe de profiteurs. Le ministre, qui représente des millions d'hommes, de femmes et d'enfants, signe des dettes impayables. Le banquier, qui représente une clique intéressée à profiter et à dominer, manufacture l'argent du pays.
C'est un aspect frappant de la déchéance du pouvoir dont parle le Pape Pie XI: les gouvernements sont déchus de leurs nobles fonctions et sont devenus les valets des intérêts privés.
Quant aux individus, l'argent rare développe chez eux la mentalité de loups. En face de l'abondance, c'est à qui obtiendra le signe trop rare qui donne droit à l'abondance. D'où concurrence, dictatures patronales, chicanes domestiques, etc. Un petit nombre mange les autres; le grand nombre gémit, plusieurs dans une abjection déshonorante.
Contrôle social de l'argent
C'est saint Louis, roi de France, qui disait: Le premier devoir d'un roi est de frapper l'argent lorsqu'il en manque pour la bonne vie économique de ses sujets.
L'argent de chiffres est une bonne invention moderne, qu'il faut garder. Mais au lieu d'avoir leur origine sous une plume privée, à l'état de dette, les chiffres qui servent d'argent doivent naître sous la plume d'un organisme monétaire national, à l'état d'argent serviteur.
On doit cesser de souffrir de privations lorsqu'il y a tout ce qu'il faut dans le pays pour placer l'aisance dans chaque foyer. L'argent doit venir d'après la capacité de produire du pays et d'après les désirs des consommateurs vis-à-vis de biens utiles possibles.
C'est donc l'ensemble des producteurs et l'ensemble des consommateurs, toute la société, qui, en produisant les biens en face des besoins, détermine la quantité d'argent nouveau qu'un organisme agissant au nom de la société doit ajouter de temps en temps, à mesure des développements du pays. Le peuple retrouverait ainsi son droit de vivre, sa pleine vie humaine, en rapport avec les ressources du pays et les grandes possibilités modernes de production.
A qui l'argent neuf?
L'argent doit donc être mis au monde à mesure que le rythme de la production et les besoins de la distribution l'exigent.
Mais à qui appartient cet argent neuf en venant au monde? — Cet argent appartient aux citoyens eux-mêmes. Pas au gouvernement, qui n'est pas le propriétaire du pays, mais seulement le gardien du bien commun. Pas non plus aux comptables de l'organisme monétaire national: comme les juges, ils remplissent une fonction sociale et sont payés statutairement par la société pour leurs services.
A quels citoyens? — A tous. Ce n'est pas un salaire. C'est une injection d'argent nouveau dans le public, pour permettre au public consommateur de se procurer des produits faits ou facilement réalisables, qui n'attendent qu'un pouvoir d'achat suffisant pour les mettre en mouvement.
Il n'y a pas d'autre moyen, en toute justice, de mettre cet argent nouveau en circulation qu'en le distribuant également entre tous les citoyens sans exception. C'est en même temps le meilleur moyen de rendre l'argent effectif, puisque cette distribution le répartit dans tout le pays.
Chaque fois qu'il faut augmenter l'argent du pays, chaque homme, femme, enfant, vieillard, bébé, aurait ainsi sa part de la nouvelle étape de progrès qui rend de l'argent neuf nécessaire.
Ce n'est pas un salaire pour du travail accompli, c'est un dividende à chacun, pour sa part d'un capital commun. S'il y a des propriétés privées, il y a aussi des biens communs, que tous possèdent au même titre.
Résultat: l'ordre rétabli
Quel serait, d'après nous, l'effet de cette réforme financière du Crédit Social? D'une façon générale, d'abord, ce serait le rétablissement de l'ordre dans le secteur de l'argent, par-là dans l'économique, avec échos dans la politique et le social.
Les biens seraient faits pour servir les besoins. L'argent cesserait d'être la fin déterminante de l'industrie. (Et on n'aurait plus besoin de créer des besoins artificiels pour vendre des produits inutiles, réduisant ainsi le gaspillage des ressources et la pollution.)
Le moyen d'obtenir cette réforme du Crédit Social est évidemment la formation d'une opinion publique éclairée assez forte pour le réclamer effectivement. Il ne s'agit donc pas d'une campagne électorale, mais d'une campagne d'éducation.
Cette diffusion de l'étude parmi les masses réclame le dévouement de nombreux apôtres, qui n'ont pas peur de l'abnégation et du sacrifice. Et c'est encore dans l'ordre. Le désordre actuel est le résultat d'égoïsmes de toutes sortes, de l'atrophie du sens social. Il faut que tout cela soit expié et corrigé. Comme le Pape Jean-Paul II l'écrivait dans son encyclique Solicitudo rei socialis (n. 38): «Ces attitudes et ces ‘structures de péché’ (la soif de l'argent et du pouvoir) ne peuvent être vaincues — bien entendu avec l'aide de la grâce divine — que par une attitude diamétralement opposée: se dépenser pour le bien du prochain.»






"Faire de l'argent une chose vivante qui donne naissance à d'autre argent, c'est anti-naturel. L'argent ne fait pas de petits."
"Ce n'est pas le banquier qui donne à l'argent sa valeur, mais la production du pays. Au lieu d'avoir un argent émis par les banques, un crédit bancaire, on aurait un argent créé par la société, un crédit social."
"S'il y a de l'argent, c'est qu'il est fait quelque part. S'il n'y en a pas plus, c'est que ceux qui le font n'en font pas plus."
"L’argent, c'est tout ce qui sert à payer, à acheter; ce qui est accepté par tout le monde dans un pays en échange de choses ou de services."
"Le compte d'épargne est une transformation d'argent tandis que le compte de prêt se créé comme suit : Le banquier va placer dans mon compte 100 000 $­­, comme si je les avais apportés à la banque. Mais je ne les ai pas apportés, je suis venu les chercher."
"Le banquier fabrique l'argent, l'argent de chiffres, lorsqu'il prête des comptes aux emprunteurs, particuliers ou gouvernements."
"L'emprunt fait naître l'argent. Le remboursement fait mourir l'argent. Le banquier met l'argent au monde lorsqu'il prête. Le banquier met l'argent dans le cercueil lorsqu'on lui rembourse. Le banquier est donc aussi un destructeur d'argent. Et le système est tel que le remboursement doit dépasser l'emprunt; le chiffre des décès doit dépasser le chiffre des naissances; la destruction doit dépasser la fabrication."
"Le prêt d'argent, c'est un compte fait par une plume et de l'encre."
"Ce qui veut dire que tout l'argent en circulation est venu de la banque et doit retourner à la banque quelque jour, mais y retourner grossi d'un intérêt."
"Cette manière de faire l'argent du pays, en endettant gouvernements et particuliers, établit une véritable dictature sur les gouvernements comme sur les particuliers."
"C'est donc l'ensemble des producteurs et l'ensemble des consommateurs, toute la société, qui, en produisant les biens en face des besoins, détermine la quantité d'argent nouveau qu'un organisme agissant au nom de la société doit ajouter de temps en temps, à mesure des développements du pays."
"L'argent nouveau appartient à tous : Chaque fois qu'il faut augmenter l'argent du pays, chaque homme, femme, enfant, vieillard, bébé, aurait ainsi sa part de la nouvelle étape de progrès qui rend de l'argent neuf nécessaire."
"C'est un dividende à chacun, pour sa part d'un capital commun."




D'après des passages que nous jugeons importants dans la première partie, on peut appliquer le crédit social comme solution à la pauvreté face à cette abondance accrue que nous vivons à Madagascar.

En réalité, qu'est-ce qu'on doit faire pour créer son argent sur place, pour faire des échanges, sans s'endetter auprès des banquiers.
Étant donné que l’argent, c'est tout ce qui sert à payer, à acheter; ce qui est accepté par tout le monde dans un pays ( dans une société, dans une localité, ou une association, ou une communauté) en échange de choses ou de services, c'est donc l'ensemble des producteurs et l'ensemble des consommateurs, toute la société, qui, en produisant les biens en face des besoins, qui détermine la quantité d'argent nouveau qu'un organisme agissant au nom de la société doit ajouter de temps en temps, à mesure des développements de la société.
Ce moyen de paiement appartient à tous : Chaque fois qu'il faut augmenter sa quantité dans la société, chaque homme, femme, enfant, vieillard, bébé, aurait ainsi sa part de la nouvelle étape de progrès qui rend du moyen de paiement neuf nécessaire : c'est un dividende à chacun, pour sa part d'un capital commun, c'est le crédit social.
Comme la banque crée de l'argent par une simple écriture, l'organisme agissant au nom de la société, qui va gérer le crédit social, peut faire autant, pour le bien de tous. Et il fait encore mieux que la banque car il ne demande aucun intérêt pour l'argent créé, mais participe pleinement au résultat, que ce soit une perte ou un avantage. La distribution des profits doit être réalisée de la façon la plus juste, ainsi que la participation aux pertes.
Après des études préalables, et des essais sur place, nous proposons les étapes suivantes pour la mise en place de cet organisme local, gestionnaire des crédits sociaux, qui devrait représenter la société locale, pour gérer leur moyen de paiement.

1- Réunion des membres
Cette étape est très importante parce qu'elle déterminera les membres de la société, de l'association, entre qui, le nouveau moyen de paiement est accepté pour faciliter les échanges de biens et services.
Il faut tenir une réunion dans un intervalle régulier (par mois) pour accorder des nouveaux crédits, des dividendes à chaque membre, du plus âgé jusqu'à l'enfant conçu, et pour suivre l'évolution des activités entreprises.
2- Prières
Il faut toujours commencer chaque réunion par la prière, une façon de se remettre et de se confier à Dieu, pour lui remercier de toute l'abondance qu'il nous a comblée ( Psaume 32, 10b), et aussi pour avoir la faculté de prendre la bonne décision. (Psaume 32,8)
L'acte de créer un argent local est un acte de confiance (crédit veut dire confiance). Il faut faire confiance aux membres de la société qui doivent accepter ce moyen de paiement pour faciliter l'échange entre eux.
D'autre part, c'est aussi un acte de foi, parce qu'il faut que tous les enfants de Dieu puissent profiter des biens qu'Il leur a donnés en abondance. Et notre système actuel, comme tout le monde peut le constater aisément, ne permettait et ne permettra pas de profiter à tous, ces abondances accordées à tout un chacun par le bon Dieu. (Jacques 1,6 / Hébreux 4, 16).
Commencer la réunion par un chapelet, au moins une dizaine.
“Mon fils Dominique, ne vous étonnez pas de ne pas réussir en vos prédications !
Car, vous labourez un sol qui n'a pas été arrosé par la pluie…
Sachez que, quand Dieu voulut renouveler le monde, Il envoya d'abord la pluie de la Salutation Angélique, et c'est ainsi que le monde fut racheté… Exhortez donc les hommes, dans vos sermons, à réciter mon Psautier (Ave Maria), et vous en recueillerez de grands fruits pour les âmes.” Paroles de la Sainte Vierge à Saint Dominique, en 1214

3- La réunion.
Explication du crédit social : Cela doit être adapté au niveau des auditeurs.
Le crédit social, qui est l'argent social, argent émis par la société consiste donc en une création monétaire locale. Il faut tenir compte de la situation locale, des problèmes rencontrés par les gens de la communauté, des vrais besoins de la population en terme de développement et aussi tenir compte des richesses qu'on peut exploiter dans la société. Par cela fixer le dividende qui est une injection d'argent nouveau, par simple écriture, dans le public, pour permettre au public consommateur de se procurer des produits faits ou facilement réalisables, qui n'attendent qu'un pouvoir d'achat suffisant pour les mettre en mouvement.
Le dividende n'est pas un salaire, mais une redistribution à titre de co-héritiers des richesses que le Bon Dieu nous a donné. Un versement périodique pour toute âme vivante dès sa conception.

3- La fiche individuelle
Préparer au préalable les fiches individuelles à utiliser dans toutes les transactions, qui se présentent de la façon la plus simple comme suit :

Nom et Prénoms Numero :
SPÉCIALITÉ Signature
Adresse

Date Raison Sorties Numéro Signature Entrées
Daty Antony Mivoaka Laharana Sonia Miditra









Date : la date où la transaction a eu lieu.
Raison : C'est la raison de la transaction.
Ex.: achat de 5 kg de riz ou service de coiffure, salaire, dividende reçu,...
Sorties : (ou entrées) Écrire dans cette colonne le montant du service ou du produit acheté ou vendu.
Ex. : Pour l'achat de 5 kg de riz à 700 AR le kilo, mettre 3 500 dans la colonne sortie, pour le service de coiffure payé de 2 000 AR, écrire ce montant dans la colonne des sorties, pour 20 000 AR de salaire reçu, écrire le montant dans la colonne entrée puisqu'il s'agit d'une rentrée d'argent…
Numéro : Chacun doit avoir son propre numéro par rapport à l'organisme qui va gérer l'injection monétaire. Par convention, on va mettre le numéro 0001 pour l'organisme et chacun prend 2,3,4,….1001…jusqu'à ce que tout le monde aie son propre numéro. Dans la colonne numéro, mettre celui de la partie inverse, c'est-à-dire, le numéro de celui à qui vous avez acheté le riz ou de celui à qui vous avez payé pour la coiffure ou celui de qui vous avez reçu votre salaire ou de l'organisme qui vous a accordé le dividende.
Signature : C'est la signature de la partie inverse.


4- Exercice pratique
Faire différentes transactions pour se familiariser avec le nouveau moyen de paiement. A commencer par l'écriture du dividende dans chaque fiche.

Nom et Prénom : RAKOTO Paul Numero : 068
SPÉCIALITÉ : Instituteur, riziculteur,… Signature
Adresse : lot ABC123, vohitsara Rakotopaul
Date Raison Sorties Numéro Signature Entrées
Daty Antony Mivoaka Laharana Sonia Miditra
03/04 05 Dividende ----------------- 001 Signature de l'organisme 10 000
03/04 05 achat 5kg de riz 3 500 112 Signature du vendeur ------------------
03/04 05 Coiffure 2 000 54 Signature du coiffeur ------------------
03/04 05 Salaire mars 2005 ------------------ 10 Signature de l'employeur 20 000





On croise la signature après chaque transaction, pour éviter toute fraude.
Remarquer qu'une sortie d'argent constatée dans une fiche doit être notée comme rentrée dans celle de la partie inverse, et vice-versa.
Noter aussi que c'est exactement comme ça que fonctionnent les banquiers quand ils accordent un prêt bancaire à son client. Il n'utilise pas les dépôts de ses clients mais ils écrivent tout simplement dans la colonne entrée du compte de l'emprunteur la somme que celui-ci demande. Ils accordent un carnet de chèque à l'emprunteur pour que celui-ci s'en serve pour ses achats. Ce qui reçoit ce chèque le verse à sa banque et le banquier écrit dans la colonne entrée de son compte le montant mentionné dans le chèque. A chaque fois donc que l'emprunteur fait des achats, sa banque écrit dans sa colonne sortie le montant des achats qu'il a fait.
Le système de crédit social marche avec plus de sécurité : si quelqu'un perd sa fiche, il n'a qu'à déclarer la perte auprès des responsables car aucune autre personne ne peut se servir de sa fiche, qui porte son nom et sa signature. Voir aussi la petite histoire dans l'île des naufragés.

5- Élire les membres de l'organisme pour gérer le crédit social
On peut donner un nom quelconque à l'association. Les gens d'Anjozoro a choisi "Fikambanan'ny Rozery sy Asa". L'Évêque des Philippines a choisi comme nom "Love Bank". Je pense que le nom "Tsinjo Aina" reflète bien toutes les activités du crédit social à Madagascar.
Faire donc une élection pour les membres de bureau : Président(e) avec deux vices Président (e)s, un(e) trésorier(e), un(e) Secrétaire, deux auditeurs ( commissaires aux comptes ou encore vérificateur). Ces personnes vont jouer le rôle des banquiers pour l'administration de l'organisme. Les membres fixent comment les payer, leurs horaires, … Pour celles d'Anjozoro et des Philippines, ces membres sont encore pour le moment des bénévoles.
Ces membres de bureau décident sur le montant du dividende à accorder et la fréquence du dividende. Il fixe le prix de base si ce n'est pas encore bien établi. par exemple le prix d'un travailleur par jour, …
Par contre, le partage des profits est fixer par tous les membres. Par exemple, à la fin de chaque compte, il y aura des personnes qui ont beaucoup d'argent à leur disposition que d'autres. Celles-là peuvent prêter ses surplus à d'autre qui en a besoin, sans intérêt, mais ils peuvent fixer au début comment partager le bénéfice s'il y en a.

6- Sélection des projets d'investissement de base
Et maintenant, vous avez créé votre banque du crédit social. Tout le monde en profitera en acceptant la valeur du nouveau moyen de paiement entre les membres. Il faut entretenir la banque, et la prière est très importante parmi les entretiens possibles. Les membres de bureau veillent au bon fonctionnement du système, en donnant plus de dynamique encore à l'organisme. Il faut pour cela choisir des activités productives pour lancer le système, et ce en tenant compte des capacités de la région et des spécialités des membres. C'est en tenant compte du niveau de cette production que les membres de bureau vont décider la manipulation du dividende car c'est la production qui donne valeur à l'argent. A quoi bon avoir de l'argent s'il n'y a pas de quoi acheter avec, et vice versa, l'abondance est signe de pauvreté si on n'a pas d'argent pour déplacer les produits. Cette dernière est notre cas actuel!




A suivre!
Mbola hitohy


Réaction n°1 

par SETH le 16/06/2005 : 15:39

J'aimerai savoir où en est l'application pratique sur le terrain à Madagasar
Merci
SETH



Ce jour
Jeudi
09
Septembre 2010

Bonne fête à tous les :
Alain


C'était aussi un 09 Septembre
1956

Premier passage d'Elvis Presley à la télévision. On le traite de possédé sexuel.



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